on se débrouille…on est seulement ici

Tout est calme depuis quelques jours, dans le quartier d’Hatfield, autour de l’université de Pretoria – la plupart des étudiants sont rentrés chez eux pour les fêtes qui approchent. Je me ballade dans le minuscule marché près du centre commercial. On y vend une multitude d’objets artisanaux venus de toute l’Afrique. Du moins, c’est ce que Lea m’apprend. Je l’ai entendue parler français et je la salue donc d’un « bonjour, comment ça va? ». « ah mais tu es français toi ». Lea vient de Lumbumbashi, au Congo. Ce sera son dernier jour de marché pour cette année, elle reviendra en janvier – tout le monde est parti, comme je l’ai déjà écrit. Et elle ? Non elle ne rentre pas au pays cette année. L’année prochaine, elle essaiera, elle ira voir tout le monde au Congo.

Je me gratte la tête. Lumbumbashi… c’est où exactement ? Je ne manque pas l’opportunité de montrer mon ignorance crasse de la géographie africaine.

baobatree

Je jette un oeil aux masques qu’elle vend, aux tissus, bracelets… C’est très joli. Oh, et il y a même des baobabs… miniatures. Elle décide d’en dessiner un, quand je lui tends la boîte de crayons. Mais, je suis dubitatif – il y a des baobabs en Afrique du Sud ? Oui, il y en a. Pas à Pretoria, mais à l’extérieur, quand on rentre dans le pays.

Lea dit que la vie n’est pas facile ici, en Afrique du Sud. Mais où est-elle facile, de toutes façons ? Ca fait dix ans qu’elle vit ici. Elle aimerait bien voyager encore, partir en Côte d’Ivoire. Elle n’est jamais allé là-bas.

Et moi est-ce que je rentre pour les fêtes ? Non plus.

« Bon, en attendant tu passes de bonnes fêtes quand même hein ! On se voit l’année prochaine. »

Youri

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